Le Maroc a accepté d’accorder un accès à la mer aux pays sahéliens enclavés d’Afrique de l’Ouest, à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger — trois États actuellement dirigés par des régimes militaires.
Cette initiative vise à faciliter leur accès au commerce international à travers les ports atlantiques marocains, qui accueilleront les flux commerciaux de ces pays une fois l’accord finalisé.
L’annonce fait suite à une rencontre à Rabat entre les ministres des Affaires étrangères des trois pays sahéliens et le roi Mohammed VI du Maroc.
Les États du Sahel ont récemment quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une organisation régionale qui a exprimé son désaccord avec les transitions militaires dans ces pays. Ces derniers ont préféré se retirer du bloc malgré un assouplissement des sanctions à leur encontre, et ont constitué leur propre entité régionale : l’Alliance des États du Sahel (AES).
L’initiative marocaine pourrait améliorer la position économique de l’AES, diversifier ses routes commerciales et renforcer l’influence du Maroc dans la région sahélienne.
Cependant, des experts soulignent que le projet pourrait être coûteux, étant donné que des ports plus proches – situés au Nigeria, au Bénin, au Togo et au Ghana – desservaient déjà historiquement les pays du Sahel.







