Une mutinerie armée a éclaté dans un camp militaire isolé de la région de Termit, au Niger, où des soldats insurgés ont retenu le vice-chef d’état-major de l’armée de terre. Ce dernier s’était rendu sur place pour tenter de désamorcer la révolte en cours depuis le 8 mai.
Il a été libéré par la suite, mais est rentré à Niamey sans parvenir à apaiser la crise.
Selon des sources militaires, la rébellion est motivée par la dégradation des conditions de vie des soldats : manque sévère de nourriture, d’équipements essentiels, et retards dans le versement des soldes et indemnités.
Les tensions, croissantes depuis cinq jours au sein du bataillon, ont mené les soldats à arrêter leur commandant de garnison et à le remplacer par un sous-officier.
Avant la séquestration du vice-chef d’état-major, le colonel Mamadou Lamine, dépêché depuis la région de Zinder, avait tenté d’intervenir, mais il a lui aussi été capturé.
Après la libération de l’officier supérieur, les soldats ont exigé la venue du ministre de la Défense en personne pour écouter leurs doléances. À ce jour, aucun communiqué officiel n’a été publié par la hiérarchie militaire.
Cette rébellion intervient alors que les autorités nigériennes renforcent leur présence militaire dans le désert, suite au retrait des forces américaines qui surveillaient les frontières et luttaient contre les groupes armés actifs dans la région.
Source : Agences







