En visite officielle au Vietnam, le président français Emmanuel Macron a vivement critiqué mardi les politiques commerciales de l’ancien président américain Donald Trump ainsi que les ambitions territoriales de la Chine en mer de Chine méridionale. Devant un groupe d’étudiants vietnamiens, il a déclaré que « tout peut basculer sur un coup de tête d’une grande puissance ou sur un caprice imprévisible ».
Macron a mis en garde contre « une réalité géopolitique marquée par l’affrontement sino-américain », qu’il considère comme une source potentielle de conflit plus large dans une région stratégique pour l’équilibre mondial.
Contexte : tensions croissantes en mer de Chine méridionale
La mer de Chine méridionale est devenue, au fil des années, un foyer de tensions entre Pékin et plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, notamment le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei. La Chine y revendique la quasi-totalité du territoire maritime, y compris des zones économiques exclusives d’autres États, en s’appuyant sur des cartes historiques contestées.
Pour renforcer sa présence, Pékin a construit des bases militaires sur des récifs et des îles artificielles. En réponse, les États-Unis ont intensifié leurs patrouilles navales dans la région sous le principe de « liberté de navigation », alimentant davantage les tensions avec la Chine.
Retour sur les politiques de Trump
Les propos de Macron font également écho aux politiques protectionnistes adoptées par Donald Trump, qui avaient imposé de lourds droits de douane à plusieurs partenaires commerciaux, notamment la Chine et l’Union européenne. Ces mesures avaient déclenché une guerre commerciale aux répercussions mondiales, affectant les chaînes d’approvisionnement et la croissance économique.
La France en quête d’un rôle renforcé en Asie
La visite d’Emmanuel Macron au Vietnam s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence de la France dans l’Indo-Pacifique. Paris cherche à nouer des partenariats solides avec les pays de la région, tout en défendant une approche multilatérale fondée sur le respect du droit international et la souveraineté des États.
« La paix en Asie ne doit pas être l’otage de rivalités entre grandes puissances », a conclu Macron. « C’est notre responsabilité collective de garantir la stabilité et le dialogue dans cette région essentielle au futur de la planète. »







