Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a exprimé sa profonde préoccupation face à l’escalade récente de la violence en Libye, appelant toutes les parties libyennes à un cessez-le-feu immédiat et durable, ainsi qu’au lancement d’un dialogue national inclusif dirigé par les Libyens eux-mêmes.
Dans un communiqué publié ce week-end, le Conseil a également mis en garde contre la gravité des interventions étrangères dans les affaires libyennes, soulignant la nécessité impérative de respecter la souveraineté et l’unité territoriale du pays.
■ Des affrontements meurtriers à Tripoli
La capitale libyenne, Tripoli, a été le théâtre de violents affrontements entre le 12 et le 15 mai, à la suite d’une décision du gouvernement d’unité nationale de démanteler les milices armées. Ces violences ont fait au moins 8 morts avant qu’une trêve ne soit annoncée.
Bien que le calme relatif soit revenu, le pays reste en proie à une vive agitation sociale, marquée par des manifestations croissantes exigeant la démission du Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, sur fond de tensions politiques persistantes.
■ Un pays divisé, un avenir incertain
Depuis la chute du régime en 2011, la Libye est plongée dans une crise de gouvernance, avec deux autorités concurrentes :
- un gouvernement internationalement reconnu à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah,
- et une autorité rivale dans l’est du pays, soutenue par le Parlement de Tobrouk et le maréchal Khalifa Haftar.
Cette fracture politique et militaire persistante alimente les craintes d’un retour au conflit généralisé, alors que les efforts internationaux de médiation peinent à aboutir à une solution inclusive.
L’Union africaine a réaffirmé son engagement à accompagner le peuple libyen vers une paix durable et une transition politique souveraine, appelant la communauté internationale à soutenir les initiatives africaines et à éviter toute forme d’ingérence qui pourrait exacerber les divisions internes.







