Des coalitions de partis politiques au Mali ont lancé un appel à un grand rassemblement populaire dans la capitale, Bamako, pour protester contre la décision des autorités de transition de dissoudre les partis politiques, conformément aux recommandations issues des « consultations des forces vives ».
L’appel a été lancé sous le slogan « Défendons la démocratie et les libertés », les organisateurs affirmant leur rejet de toute mesure portant atteinte au pluralisme politique.
À l’issue d’une réunion d’urgence à Bamako, les dirigeants d’une centaine de partis ont annoncé leur intention de publier une déclaration commune lors du rassemblement prévu au Palais de la culture, invitant les citoyens à manifester pacifiquement contre ce qu’ils qualifient de « régression des libertés ».
Ils ont également critiqué la participation de responsables gouvernementaux aux consultations politiques, estimant que leur rôle devrait se limiter à l’administration et ne pas empiéter sur les questions constitutionnelles.
Par ailleurs, les partis d’opposition se préparent à intenter un recours en justice contre la décision de dissolution. Une équipe d’avocats travaille actuellement sur la constitution d’un dossier juridique.
Cette mobilisation intervient quelques jours après l’adoption par le gouvernement de transition d’une loi abrogeant le statut des partis politiques. Selon plusieurs observateurs, cette décision viserait à prolonger la période de transition et à consolider le pouvoir militaire.
Il convient de rappeler que les « consultations des forces vives » ont recommandé la dissolution de tous les partis politiques et la désignation du général Assimi Goïta comme président sans passer par des élections — une orientation vivement rejetée par les forces politiques, qui exigent le respect d’un calendrier clair pour la fin de la transition d’ici 2025.







