Le professeur Khaled El-Enany, candidat de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes au poste de Directeur général de l’UNESCO, s’est engagé à adopter une approche plus réactive et enracinée dans les réalités locales, au service des peuples.
Égyptologue et ancien ministre égyptien du tourisme et des antiquités, El-Enany a présenté sa vision devant le Conseil exécutif de l’UNESCO, affirmant qu’il consacrera son mandat à l’éducation, la culture, la science et le dialogue interculturel, piliers de l’action de l’organisation.
Fort de plus de 30 ans d’expérience et de plus de 50 visites dans le monde dans le cadre de sa campagne, il a déclaré vouloir répondre au mieux aux aspirations des États membres.
« Ma vision repose sur une gouvernance plus inclusive, une meilleure représentation des pays du Sud, et un usage éthique de l’intelligence artificielle pour le bien commun », a-t-il affirmé.
Soutenue par une large coalition internationale, sa candidature incarne l’ambition d’un multilatéralisme renouvelé, solidaire et réactif.
Durant la session, El-Enany a exposé les principaux axes de son programme, notamment le renforcement de la présence de l’UNESCO sur le terrain, la promotion de nouvelles politiques de financement innovantes, et une approche pragmatique et centrée sur l’humain, sensible aux besoins des populations et aux grands défis contemporains.
« Le monde a urgemment besoin d’une UNESCO tournée vers un seul objectif : la paix, et une finalité ultime : les peuples. Il est temps d’adopter une démarche audacieuse et novatrice pour bâtir l’UNESCO de demain », a-t-il déclaré.
Avec son slogan « L’UNESCO pour les peuples », il souhaite briser les barrières, donner la parole aux marginalisés, et opérer un changement concret et mesurable, perceptible dans les villages, les salles de classe et au cœur des communautés.
Sa candidature, soutenue à trois reprises par l’Union africaine en février, juillet et septembre 2024, a reçu un soutien accru de plusieurs pays et partenaires internationaux après l’audition, signe d’un engouement croissant pour sa vision et son leadership.
« Le message que je porte est clair : réduire la politisation de l’UNESCO et recentrer l’organisation sur son mandat technique, en mettant en œuvre les décisions des États membres avec impartialité, transparence et efficacité », a-t-il conclu. « Lorsqu’un enfant est privé d’éducation, sa nationalité importe peu. Lorsqu’une femme est privée de ses droits, peu importe son origine : elle y a droit. Voilà, à mes yeux, la véritable signification de la dépolitisation. »







