Paris – À l’approche de la 3ᵉ Conférence des Nations unies sur les océans (UNOC3), prévue du 9 au 13 juin 2025 à Nice, le gouvernement français a exhorté le Nigéria ainsi que les acteurs du secteur privé à intensifier leurs efforts pour protéger les océans, sources vitales de vie pour l’humanité et pour d’innombrables espèces marines.
Lors d’une conférence de presse virtuelle, l’ambassadeur itinérant français pour les océans, M. Olivier Poivre d’Arvor, a lancé cet appel solennel, soulignant que la protection des mers est aujourd’hui au cœur des enjeux climatiques, environnementaux et sociaux du XXIᵉ siècle.
Un rendez-vous crucial pour l’avenir de l’océan
La conférence de Nice, co-organisée par la France et le Costa Rica, vise à accélérer la mise en œuvre des politiques de protection des océans, à renforcer la gouvernance internationale des mers et à faire progresser l’Objectif de développement durable n°14 (ODD 14), dédié à la vie aquatique.
« L’ODD 14 est l’un des objectifs les moins financés à ce jour. C’est pourquoi cette conférence se fixe trois priorités majeures : conclure les processus multilatéraux liés à la gouvernance océanique, mobiliser des financements pour développer une économie bleue durable, et renforcer la diffusion des connaissances scientifiques marines au service des politiques publiques », a précisé Poivre d’Arvor.
L’océan : puits de carbone, réservoir de biodiversité et pilier économique
Le président Emmanuel Macron, lors d’un événement préparatoire tenu en mars au Costa Rica, avait déclaré :
« Protéger l’océan, c’est protéger un puits de carbone immense et un réservoir de biodiversité inimaginable. C’est aussi redonner espoir à toutes les populations côtières menacées par la montée des eaux. »
Il a rappelé que la mer est avant tout une source d’emplois, de revenus, de nourriture et d’innovation, et que les Accords océaniques de Nice seront une étape fondatrice pour une gouvernance mondiale renouvelée des océans, avec un rôle central pour la communauté scientifique dans l’orientation des décisions politiques.
Une mobilisation internationale sans précédent
Gabrielle Rousseau, conseillère climat et développement auprès du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, a confirmé la participation de 70 chefs d’État et plus de 2 000 scientifiques à cette conférence, qu’elle qualifie de « décisive » pour garantir l’avenir des océans.
Elle a lancé un appel à chaque pays pour contribuer à sa manière à la lutte contre les menaces marines, affirmant que « l’océan est l’affaire de tous, et que bien des défis liés au climat et à l’alimentation mondiale y trouvent leurs racines ».
Une ressource vitale pour l’humanité
Rappelons que l’océan représente l’un des biens communs les plus précieux de notre planète : il fournit des millions de tonnes de poissons et fruits de mer chaque année, régule le climat, produit de l’oxygène, et absorbe une grande partie du dioxyde de carbone atmosphérique.
Mais cette ressource est en péril. La France, à travers la conférence de Nice, entend rallier les États et le secteur privé à une nouvelle économie marine durable, fondée sur la préservation et l’innovation responsable.







