L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) alerte sur une crise de financement qui ne cesse de s’aggraver, exposant les réfugiés – souvent incapables de rentrer chez eux en raison de conflits ou de persécutions – à des dangers croissants.
Alors que les ressources humanitaires s’amenuisent, l’aide essentielle destinée à des millions de personnes déplacées de force est désormais menacée.
Dans un communiqué officiel, le HCR a souligné que deux tiers des pays accueillant des réfugiés sont déjà débordés et ont un besoin urgent de soutien pour continuer à assurer l’éducation, les soins de santé et l’hébergement.
La solidarité internationale envers ceux qui fuient les conflits et les violences s’érode de plus en plus, ajoute l’agence.
« Personne ne souhaite être réfugié à vie »
« La sécurité que les réfugiés recherchent dans les pays voisins est en péril », a déclaré Elizabeth Tan, directrice de la protection internationale au HCR. « Sans solidarité internationale ni partage des responsabilités, c’est le droit d’asile lui-même qui est menacé. »
Elle a évoqué le cas de quelque 12 000 réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun qui souhaitent rentrer chez eux, mais ne peuvent le faire sans assistance au transport et à la réintégration.
« Personne ne souhaite être réfugié à vie », a-t-elle insisté.
À l’occasion du 75e anniversaire du HCR, Tan a rappelé que les réfugiés – contrairement aux migrants – ont perdu la protection de leur pays d’origine.
« Ils franchissent les frontières traumatisés, souvent après avoir subi des tortures ou des persécutions, et ils ont besoin d’un soutien spécialisé, notamment en santé mentale », a-t-elle déclaré.
Les enfants séparés de leur famille sont particulièrement vulnérables : ils risquent d’être enrôlés dans des groupes armés, exploités ou victimes de traite. Protéger ces enfants, a-t-elle souligné, « ce n’est pas un luxe – c’est une question de survie ».







