Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exhorté les États à garantir un environnement favorable à l’épanouissement d’une presse libre et indépendante.
Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, il a souligné l’importance cruciale du journalisme dans un monde en crise.
« En pleine montée des conflits, chaos climatique, divisions croissantes et transformation numérique rapide, une presse libre est plus essentielle que jamais », a-t-il déclaré.
Selon lui, les médias libres constituent le meilleur rempart contre la désinformation, mais leur liberté est menacée partout dans le monde.
« Les États harcèlent, emprisonnent, torturent et tuent des journalistes pour avoir simplement exercé leur métier », a dénoncé Türk.
Il a ajouté qu’au moins 20 professionnels des médias ont été tués depuis janvier 2025, tandis que plus de 80 % des crimes contre les journalistes restent impunis.
Il a alerté sur l’impact croissant de l’intelligence artificielle, qui transforme profondément la manière dont l’information est produite, diffusée et consommée.
« L’IA peut être un outil pour les journalistes, mais elle pose aussi de graves dangers : les algorithmes dictent ce que nous voyons, les États surveillent les journalistes, et les femmes sont particulièrement ciblées », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part mis en garde contre les « algorithmes biaisés, les mensonges et les discours de haine », appelant à des informations factuelles pour « désamorcer » ces menaces numériques.
Türk a insisté sur le rôle crucial des entreprises technologiques, et annoncé une coopération entre le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et l’UNESCO pour fournir des orientations aux plateformes.
« Une presse libre, indépendante et pluraliste peut aider à surmonter les divisions dans nos sociétés. Nous devons tout faire pour la protéger », a-t-il conclu.







