La tension s’est intensifiée entre l’Inde et le Pakistan suite à une vague d’échanges de tirs le long de la ligne de contrôle au Cachemire. L’Inde a déclaré avoir visé ce qu’elle qualifie d’« infrastructure terroriste » sur le territoire pakistanais, en riposte à une attaque armée survenue le mois dernier dans cette région disputée.
De son côté, l’armée pakistanaise a rapporté que les frappes indiennes ont touché plusieurs positions frontalières, causant des pertes civiles.
Citant des sources militaires, l’agence Reuters a indiqué que les forces pakistanaises ont répliqué en bombardant des positions sous contrôle indien, faisant au moins 10 morts et 35 blessés parmi les civils.
Dans une déclaration officielle, le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général Ahmed Rachid, a affirmé que les raids indiens ont tué 26 civils et blessé 46 autres, précisant que six sites ont été ciblés sur le sol pakistanais en deux vagues successives.
Le Secrétaire général des Nations unies a exprimé sa vive inquiétude face à cette escalade militaire entre les deux puissances nucléaires, appelant les parties à « faire preuve de la plus grande retenue ».
Dans un communiqué, son porte-parole a déclaré que « le monde ne peut se permettre un affrontement militaire entre l’Inde et le Pakistan », soulignant l’importance d’éviter toute action susceptible d’aggraver la situation dans la région.
Cette flambée de violence intervient alors que le Cachemire reste en proie à une instabilité chronique depuis plusieurs décennies, faisant craindre un glissement vers un conflit de plus grande ampleur entre les deux pays dotés de l’arme nucléaire.







