Washington, D.C. – Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a démenti avec fermeté les rumeurs selon lesquelles l’administration américaine envisagerait de fermer plusieurs de ses représentations diplomatiques en Afrique. Dans une déclaration officielle, il a qualifié ces informations de « totalement infondées ».
Ces propos viennent contredire un article publié par le New York Times, qui affirmait que la Maison-Blanche étudiait une vaste réforme de sa présence diplomatique sur le continent, incluant la fermeture d’ambassades et de consulats, ainsi que la suppression de bureaux spécialisés dans les droits humains, la démocratie ou les affaires des réfugiés.
« Il n’y a aucun projet visant à réduire nos opérations en Afrique, ni à fermer les structures qui œuvrent pour les droits de l’homme, la gouvernance démocratique ou l’assistance humanitaire », a insisté M. Rubio, en réponse directe aux préoccupations suscitées par ces révélations.
Selon les documents cités par le New York Times, un projet de décret serait actuellement à l’étude à la Maison-Blanche. Il proposerait notamment la restructuration du Bureau des affaires africaines du Département d’État, au profit d’un dispositif plus restreint et centré exclusivement sur la sécurité, rattaché au Conseil de sécurité nationale. Ce changement de cap pourrait entraîner une redéfinition des priorités américaines en Afrique, reléguant les enjeux humanitaires et démocratiques au second plan.
Le journal note toutefois que certaines dispositions du projet pourraient être amendées avant d’être validées par le président Donald Trump.
Ce débat intervient dans un contexte marqué par une remise en question plus large du rôle international des États-Unis, et de leur engagement en faveur des valeurs démocratiques sur la scène mondiale, notamment en Afrique, où la compétition géopolitique s’intensifie face à l’influence croissante d’autres puissances, comme la Chine et la Russie.







