Au moins 68 migrants africains ont été tués et 47 autres blessés lors de frappes aériennes américaines qui ont visé un centre de détention à Saada, dans le nord du Yémen, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur contrôlé par les Houthis.
Le communiqué affirme que les frappes « délibérées » ont touché une installation abritant 125 migrants, placée sous la supervision d’organisations humanitaires internationales.
Des travailleurs humanitaires locaux ont décrit une scène « horrifique », évoquant des corps mutilés retirés des décombres, tandis que les blessés graves ont été transférés vers des hôpitaux de la région. Des rapports de terrain font état d’amputations causées par la violence des explosions.
L’Organisation internationale pour les migrations a nié toute présence sur le site, mais a exprimé une « profonde inquiétude » face aux rapports faisant état de victimes. Le Comité international de la Croix-Rouge a pour sa part appelé au respect du droit international humanitaire, tout en affirmant que ses équipes évaluaient les besoins sur place.
Le porte-parole des Houthis a qualifié l’attaque de « crime de guerre » et a promis une réponse à ce qu’il a décrit comme une « agression américaine ».
Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues, les forces américaines ayant mené récemment plusieurs frappes contre des positions houthies dans le nord du pays.







