Le gouvernement japonais a décerné le cinquième Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique au Dr Abdoulaye Djimdé dans la catégorie Recherche médicale, ainsi qu’à l’initiative DNDi (Médicaments pour les maladies négligées).
Dans un communiqué publié à Abuja, Stanley Obiajunwa, attaché à l’information et aux affaires culturelles de l’ambassade du Japon au Nigeria, a salué cette distinction prestigieuse qui récompense les contributions remarquables à la recherche médicale et aux services de santé en Afrique.
Le Dr Djimdé, pharmacien malien né en 1964, est un expert en parasitologie moléculaire. Ses recherches sur le paludisme, maladie endémique en Afrique, ont permis d’améliorer de manière significative les traitements et les politiques sanitaires, tant au niveau des gouvernements africains que de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ses travaux ont sauvé de nombreuses vies dans les régions touchées, et il reste déterminé à réaliser le rêve d’une Afrique sans paludisme.
Son engagement remonte à son enfance dans une zone rurale du Mali, où il a perdu un frère à cause du paludisme à l’âge de 12 ans, une tragédie qui a forgé sa vocation scientifique.
Il a étudié la pharmacie au Mali et en est sorti diplômé avec mention. Aujourd’hui, il dirige le Centre de recherche et de formation sur le paludisme à l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako.
Le Prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique rend hommage au microbiologiste japonais Hideyo Noguchi, qui a consacré sa vie à la recherche sur la fièvre jaune en Afrique. Ce prix vise à récompenser les individus et les organisations ayant un impact notable dans la lutte contre les maladies infectieuses et l’amélioration de la santé publique sur le continent.







