Le sud du Liban connaît un retour progressif et prudent des populations déplacées vers leurs localités, malgré la persistance des risques sécuritaires et le renforcement des restrictions militaires après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu temporaire entre Israël et le Liban.
Les efforts de réhabilitation des infrastructures essentielles se sont intensifiés, permettant un accès limité à des zones auparavant isolées. Le pont côtier de Qasmiyeh, près de Tyr, a été rouvert après des réparations d’urgence, rétablissant un axe vital pour les civils et l’acheminement de l’aide.
D’autres axes ont également été remis en service, notamment la route Nabatieh–Khardali, tandis que le pont Burj Rahal–Tyr fonctionne partiellement et que des travaux se poursuivent sur d’autres infrastructures endommagées.
Malgré ces avancées, les autorités avertissent que plusieurs zones frontalières restent dangereuses en raison d’activités militaires en cours et de la présence d’engins non explosés.
Parallèlement, Israël a instauré une zone tampon à l’intérieur du sud du Liban, appelée « ligne jaune », surveillée par ses forces et considérée comme une limite interdite.
Les autorités israéliennes indiquent que tout mouvement vers cette zone est considéré comme une violation, et des frappes ont déjà été menées contre des cibles présumées à proximité, tandis que des troupes restent déployées dans certaines zones du sud.
Les autorités libanaises ont appelé les habitants à retarder leur retour dans les villages proches de la frontière, invoquant des préoccupations sécuritaires et l’incertitude concernant les zones de contrôle.
Des acteurs locaux ont également mis en garde contre un retour massif, soulignant que la trêve demeure temporaire et que la situation reste instable.
Malgré le cessez-le-feu, des opérations militaires limitées se poursuivent, suscitant des inquiétudes quant à de nouveaux dégâts et déplacements.
La situation humanitaire reste préoccupante, avec des milliers de victimes et plus d’un million de personnes toujours déplacées.
De nombreuses familles adoptent une stratégie de retour partiel, se rendant dans leurs habitations en journée avant de regagner des zones plus sûres la nuit en raison des risques persistants.
Selon les analystes, un retour à grande échelle reste peu probable à court terme, compte tenu des tensions militaires non résolues et de l’incertitude entourant la trêve.







