Le Nigeria a réaffirmé que la frappe aérienne du 11 avril dans la zone de Jilli, à la frontière entre les États de Borno et de Yobe, était une opération militaire planifiée sur la base de renseignements, rejetant toute hypothèse d’erreur.
Le ministre de la Défense a indiqué que la zone visée était identifiée comme un bastion actif de groupes armés, utilisé pour organiser des attaques et assurer un soutien logistique.
Il a ajouté que les personnes présentes dans ces zones, notamment celles apportant une aide matérielle, peuvent être considérées comme des collaborateurs selon la doctrine militaire.
Cependant, des rapports indépendants ont suscité des inquiétudes, évoquant la mort possible de plus de 100 civils, dont des commerçants et des habitants présents sur un marché local au moment de la frappe, soulevant des questions sur la précision du ciblage.
Cette affaire ravive les préoccupations de l’opinion publique après un incident en décembre 2023 ayant causé la mort de dizaines de civils lors d’une frappe sur un rassemblement religieux.
Les autorités affirment que les procédures opérationnelles ont été renforcées afin de limiter les risques pour les civils.
Parallèlement, le Nigeria poursuit des réformes dans le domaine de la défense, visant à développer une production militaire nationale en coopération avec des partenaires internationaux pour réduire la dépendance aux importations.
Ces initiatives incluent la création d’installations de fabrication locales et le maintien de l’utilisation d’équipements avancés dans les opérations contre-insurrectionnelles dans le nord-est.
Le débat autour de la frappe de Jilli met en évidence le défi permanent consistant à concilier les impératifs de lutte contre le terrorisme et la protection des civils dans les zones de conflit.







