Les Palestiniens de Gaza ont entamé mercredi le mois de Ramadan sous un cessez-le-feu fragile qui a mis fin aux hostilités à grande échelle, mais qui laisse l’enclave confrontée à une crise humanitaire profonde.
La trêve entrée en vigueur le 10 octobre 2025 a interrompu les bombardements continus. Toutefois, une grande partie des infrastructures reste endommagée ou détruite, et une proportion importante des deux millions d’habitants demeure déplacée.
Un mois sacré assombri
Il s’agit pour beaucoup du premier Ramadan depuis plus de deux ans sans frappes aériennes continues. Les familles tentent de rétablir les traditions, mais l’atmosphère reste morose.
Des milliers de personnes vivent toujours dans des abris de fortune, avec un accès limité à l’eau potable, à l’assainissement et aux soins de santé.
Insécurité alimentaire
Les agences humanitaires indiquent que les pénuries alimentaires persistent. Selon les évaluations des Nations unies, de nombreux ménages ne reçoivent qu’environ 75 % de leurs besoins caloriques minimums.
Aide contestée
Les autorités israéliennes affirment que 600 à 700 camions d’aide entrent chaque jour à Gaza. Les responsables onusiens estiment toutefois que la quantité effectivement distribuée est inférieure.
Trêve sous tension
Plus de 600 Palestiniens auraient été tués dans des incidents sporadiques depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Débat international
Des organisations et médias internationaux qualifient la campagne militaire israélienne de génocidaire, affirmation rejetée par les autorités israéliennes.
Reconstruction
Des structures locales ont commencé à coordonner les efforts de reconstruction, mais les financements restent insuffisants.
Incertitude persistante
Si la violence à grande échelle a diminué, la crise humanitaire demeure aiguë.







