Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a qualifié le coup d’État militaire en Guinée-Bissau de « supercherie », affirmant qu’il visait à interrompre le processus électoral dont les résultats étaient sur le point d’être annoncés.
S’exprimant lors d’une séance parlementaire, Sonko a appelé à la poursuite du processus électoral et à la libération de tous les détenus, citant en particulier Domingos Simões Pereira, qui n’était pas candidat à l’élection.
Dans des développements rapides, les militaires ont installé le commandant des forces terrestres, le général Horta N’Ta, comme président de transition, et ont nommé Elidio Vera Té au poste de Premier ministre.
Par ailleurs, le chef de l’opposition Fernando Dias a revendiqué sa victoire à l’élection présidentielle, accusant le président déchu d’avoir orchestré le coup d’État pour l’empêcher d’accéder au pouvoir.
Il s’agit du cinquième coup d’État dans l’histoire de la Guinée-Bissau depuis son indépendance vis-à-vis du Portugal en 1974.







