Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a révélé que 1 436 ressortissants de 36 pays africains combattent actuellement dans les rangs des forces russes en Ukraine.
Il a précisé que ce chiffre pourrait être inférieur à la réalité, ajoutant que la plupart des combattants africains capturés par l’Ukraine l’ont été lors de leur première mission sur le front.
Sybiha a accusé Moscou “d’appâter les Africains avec des contrats équivalant à une condamnation à mort”, appelant les gouvernements africains à mettre en garde leurs citoyens contre toute participation à la guerre.
Ces déclarations interviennent alors que des pays africains intensifient leurs démarches diplomatiques : le président kényan William Ruto a demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky la libération de citoyens kényans détenus, tandis que le président sud-africain Cyril Ramaphosa a ordonné l’ouverture d’une enquête sur le recrutement de 17 Sud-Africains enrôlés comme mercenaires dans le conflit.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre l’Afrique et l’Ukraine, sur fond de rivalités internationales accrues pour l’influence sur le continent africain, parallèlement à la guerre russo-ukrainienne qui se poursuit depuis février 2022.







