Madagascar traverse une crise politique croissante alors que les manifestations menées par la jeunesse entrent dans leur deuxième semaine. Les forces d’opposition et les organisations civiles refusent de participer aux consultations lancées par le président Andry Rajoelina, qu’elles considèrent comme une « manœuvre politique » visant à contourner les revendications populaires.
Le mouvement de la « Génération Z » a donné au président un ultimatum expirant hier soir pour répondre à ses demandes, menaçant de lancer une grève générale en cas d’inaction. Parmi ses principales exigences figurent la destitution du président du Sénat, l’ouverture d’enquêtes judiciaires contre un homme d’affaires proche du chef de l’État et la garantie des libertés publiques.
La nomination du général Rofin Fortunat Zafisambo au poste de Premier ministre a également été largement rejetée, l’opposition estimant qu’il s’agit d’un simple « changement de visages, pas de système », soulignant qu’une figure militaire ne saurait incarner le changement profond exigé par la rue.







