Les autorités ont rouvert des sites religieux majeurs à Jérusalem après 40 jours de fermeture, marquant un retour prudent à la normalité dans un contexte de cessez-le-feu fragile dans la région.
L’esplanade de la mosquée Al-Aqsa a rouvert tôt jeudi, avec environ 3 000 fidèles présents pour la prière de l’aube selon le Waqf islamique. Le site était fermé depuis le 28 février, empêchant l’accès pendant le Ramadan et entraînant pour la première fois depuis 1967 la suspension de la prière de l’Aïd al-Fitr.
Parallèlement, les autorités israéliennes ont annoncé la réouverture de l’église du Saint-Sépulcre, à l’approche des célébrations de Pâques orthodoxe prévues dimanche.
La police israélienne a indiqué que cette décision faisait suite à de nouvelles directives de sécurité après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran.
Des centaines de policiers et d’unités de garde-frontières ont été déployés dans la vieille ville et ses environs afin de sécuriser les lieux et gérer l’afflux attendu de fidèles.
Les tensions persistent toutefois ailleurs. L’armée israélienne a confirmé une fusillade mortelle près du village de Tayasir en Cisjordanie lors d’un affrontement impliquant des jets de pierres.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a précisé que le cessez-le-feu avec l’Iran ne s’applique pas au Liban, où les opérations militaires se poursuivent, notamment dans le sud du pays autour de Tyr.
Sur le plan diplomatique, le ministère jordanien des Affaires étrangères a réaffirmé que le Waqf de Jérusalem demeure l’unique autorité compétente pour la gestion du complexe d’Al-Aqsa, appelant au respect du statu quo historique.
Cette réouverture marque une détente relative, mais la situation reste fragile dans un contexte de tensions régionales persistantes.







