Les tensions entre le Pakistan et l’Afghanistan se sont fortement intensifiées, des responsables pakistanais déclarant formellement une « guerre ouverte » après des semaines d’affrontements frontaliers et une offensive terrestre talibane de grande ampleur.
Aux premières heures du vendredi 27 février, le Pakistan a lancé d’importantes frappes aériennes contre plusieurs villes afghanes, dont Kaboul, marquant l’escalade militaire la plus significative entre les deux pays depuis plusieurs années.
Lancement de l’Opération « Ghazab Lil Haq »
Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a affirmé que « la patience d’Islamabad est épuisée », qualifiant les frappes de réponse directe à « l’agression afghane ». Il a accusé le gouvernement taliban d’abriter des groupes militants internationaux et de faciliter des attaques transfrontalières.
Le ministère de l’Information a confirmé le lancement de l’opération « Ghazab Lil Haq » (« Colère de Justice »), visant des installations militaires et des infrastructures de défense talibanes.
Bilans Contradictoires
Les deux gouvernements ont publié des bilans très divergents, difficiles à vérifier de manière indépendante.
Les Nations unies ont appelé à une retenue maximale et à un dialogue politique immédiat, avertissant que l’escalade pourrait entraîner une crise humanitaire majeure.
Alors que les forces se renforcent des deux côtés de la frontière et que les opérations aériennes se poursuivent, la région demeure au bord d’un conflit élargi susceptible d’avoir de graves répercussions humanitaires et économiques.







