Les tensions se sont intensifiées cette semaine en Cisjordanie occupée, avec le déplacement de familles palestiniennes dans la vallée du Jourdain et l’adoption par Israël d’une nouvelle politique d’enregistrement foncier en zone C, suscitant des craintes d’annexion de facto.
Déplacements dans la vallée du Jourdain
Au moins 15 familles palestiniennes du village d’al-Malih, dans la vallée du Jourdain nord, ont démonté leurs habitations et quitté la zone après ce que les résidents ont décrit comme une intensification des attaques de colons israéliens.
Quelques jours plus tôt, sept familles de la communauté voisine de Maita avaient également été déplacées dans des circonstances similaires.
Selon des groupes de suivi, plus de 37 000 Palestiniens ont été déplacés en 2025 en raison d’incursions militaires et d’incidents liés aux colons. En janvier 2026, près de 170 Palestiniens ont été déplacés à la suite de démolitions de maisons.
Décision sur les « biens de l’État »
Le déplacement intervient alors que le cabinet israélien a approuvé le 15 février l’enregistrement de vastes zones de Cisjordanie en tant que « biens de l’État », une première depuis 1967.
Les personnes revendiquant la propriété de terres devront fournir des documents officiels. Des critiques estiment que cette mesure affecte de manière disproportionnée les Palestiniens.
L’organisation israélienne Peace Now a qualifié la décision de « méga accaparement de terres », avertissant qu’elle pourrait permettre à Israël de contrôler jusqu’à 83 % de la zone C.
Réaction internationale
Des ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays ont dénoncé une « grave escalade ».
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à l’annulation de ces mesures.
Incertitude croissante
Ces développements pourraient marquer un tournant majeur dans le conflit israélo-palestinien.







