Les autorités burkinabè ont annoncé avoir mis en échec ce qu’elles qualifient de tentative majeure de déstabilisation visant le régime de transition dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, accusant un réseau mêlant militaires, civils et figures en exil d’avoir préparé un renversement coordonné du pouvoir.
Les révélations ont été faites par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, lors d’une allocution télévisée diffusée sur la RTB. Selon lui, l’opération devait être exécutée dans la nuit du 3 janvier 2026 et reposait sur une série d’actions simultanées.
Un plan en plusieurs volets
Le scénario inclurait des assassinats ciblés, notamment celui du chef de l’État, ainsi que le sabotage de la base nationale de drones militaires afin d’affaiblir la capacité de réaction de l’armée.
Un réseau structuré en cause
L’ancien président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, aujourd’hui en exil au Togo, est désigné comme le principal instigateur, chargé de la logistique et du financement, selon les autorités.
Accusations financières sensibles
Le gouvernement affirme qu’une partie des fonds provenait de Côte d’Ivoire, citant un transfert de 70 millions de francs CFA. Aucun commentaire officiel n’avait été formulé par Abidjan ou Lomé au moment de l’annonce.
Un climat politique sous tension
Les autorités présentent cette affaire comme la 23ᵉ tentative de déstabilisation depuis septembre 2022, dans un contexte sécuritaire et régional toujours marqué par une forte instabilité.







