La situation sécuritaire au centre du Mali s’est fortement détériorée après une nouvelle vague d’attaques meurtrières dans la région de Mopti, reflétant un environnement en dégradation pour les autorités de transition alors que la violence s’intensifie après l’attaque sans précédent contre la capitale le mois dernier. Selon l’armée malienne et des observateurs régionaux, des attaques menées entre le 6 et le 7 mai près de Bankass ont fait entre 30 et 50 morts, dont des membres de milices locales et des civils.
Les survivants et des sources locales ont décrit des attaques coordonnées impliquant des dizaines d’hommes armés circulant à moto, qui ont tiré de manière indiscriminée avant de piller des vivres et du bétail, des tactiques courantes dans la région du Sahel. Les assaillants se sont rapidement retirés vers des zones difficiles d’accès, compliquant leur poursuite.
Un commandant militaire a confirmé que des opérations de ratissage et de stabilisation ont été lancées dans certaines parties de Mopti, tout en soulignant que les groupes armés conservent une forte mobilité dans les zones éloignées. Ces événements surviennent moins de deux semaines après des attaques coordonnées le 25 avril contre des sites importants dans la capitale, notamment la résidence du dirigeant de transition et celle du ministre de la Défense.
Le ministre de la Défense a été tué dans une attaque à la voiture piégée, tandis que la tentative visant la résidence du dirigeant a marqué une rare intrusion dans une zone sécurisée, malgré l’interception du véhicule. Ces incidents ont conduit à un renforcement des mesures de sécurité.
Les analystes estiment que ces attaques illustrent la complexité du paysage sécuritaire, avec des menaces provenant de groupes extrémistes, de mouvements séparatistes et de milices locales. Des évaluations indiquent qu’un groupe armé lié à un réseau international est responsable des attaques de Mopti.
Parallèlement, des alliances séparatistes ont repris les combats après l’effondrement d’un accord de paix, aggravant la situation. L’armée affirme avoir infligé de lourdes pertes, mais les vérifications indépendantes restent limitées.
Dans une allocution télévisée, le dirigeant de transition a affirmé que la situation reste sous contrôle, appelant au calme. Cependant, les autorités reconnaissent que les attaques perturbent les transports et le commerce.
Les analystes avertissent que l’insécurité persistante pourrait accroître la pression sur le gouvernement. Le centre du Mali reste l’une des zones les plus violentes, où les civils sont pris entre plusieurs formes de violence.







