Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a déclaré, dans un communiqué qui lui est attribué, avoir mené une série d’attaques visant des sites gouvernementaux et militaires clés au Mali, notamment le palais présidentiel de Koulouba, le ministère de la Défense au camp militaire Sundiata Keita, l’aéroport international Modibo Keita à Bamako, ainsi que des positions militaires dans la ville de Kati.
Dans ce communiqué, le groupe affirme avoir pris le contrôle de la ville de Diabaly, ainsi que de la majorité des bases de l’armée et de positions qu’il qualifie de mercenaires à Sévaré et Gao. Il revendique également la prise de Kidal à la suite d’affrontements avec les forces maliennes et leurs alliés, en coordination avec des combattants du Front de libération de l’Azawad.
Le texte indique que ces développements résultent d’une coordination opérationnelle avec des groupes alliés et vise à modifier la situation sur le terrain. Il évoque également une volonté de neutraliser les forces russes dans le conflit en échange d’une non-intervention, sans réaction officielle de Moscou.
Dans un développement connexe, Mohamed Mouloud Ramadan, porte-parole du Front de libération de l’Azawad, a déclaré que les combattants du groupe avaient pris le contrôle de larges parties de Gao et Kidal ainsi que de leurs environs, ajoutant que des forces maliennes et liées à la Russie restent déployées dans des bases militaires en dehors des villes.
Il a précisé que l’objectif du groupe est de reprendre le contrôle total de l’Azawad et a exprimé sa volonté de coopérer avec d’autres acteurs opposés au gouvernement en place au Mali.
Il a également indiqué que les informations dont ils disposent font état de la prise de positions clés à Bamako par des combattants du JNIM, notamment l’aéroport et la base de Kati, ainsi que la ville de Sévaré, sans confirmation indépendante de ces affirmations.
Les autorités maliennes n’ont pas encore publié de déclaration officielle concernant ce communiqué ou les déclarations associées, alors que plusieurs villes du pays connaissent des attaques simultanées et une évolution rapide de la situation.







