Le Mali a officiellement retiré sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique, marquant un tournant diplomatique majeur qui rapproche Bamako de la position du Maroc sur le Sahara occidental, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop après des entretiens avec son homologue marocain Nasser Bourita.
Les autorités ont indiqué que cette décision résulte d’une “réévaluation globale” des dynamiques sécuritaires et des priorités géopolitiques régionales.
Soutien au plan d’autonomie
Au cœur de ce changement figure l’appui du Mali au plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007, qui prévoit un statut d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Bamako a qualifié ce plan de “seule base sérieuse et crédible” pour résoudre le conflit, marquant une rupture avec sa position précédente et reflétant un soutien croissant en Afrique pour cette approche.
Reconfiguration régionale et tensions avec l’Algérie
Cette décision s’inscrit dans un réalignement régional plus large, notamment dans un contexte de tensions croissantes entre le Mali et l’Algérie, principal soutien du Front Polisario.
Elle pourrait accentuer les tensions diplomatiques tout en renforçant les liens entre Bamako et Rabat.
Cadre onusien
Ce changement intervient dans le cadre des efforts menés par les Nations unies pour résoudre le conflit. La résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre 2025, reste la référence principale.
Elle prolonge le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental et encourage la reprise des négociations, en mentionnant le plan d’autonomie comme base de discussion.
Perspectives
La décision du Mali illustre l’évolution des positions africaines sur le Sahara occidental, où les considérations sécuritaires et économiques jouent un rôle croissant.
Toutefois, en l’absence de consensus, les perspectives d’un règlement durable restent incertaines à court terme.







