Une frappe aérienne dévastatrice a frappé un grand hôpital de traitement des addictions à Kaboul faisant des centaines de morts et accentuant fortement les tensions entre le Pakistan et l’Afghanistan.
Les autorités afghanes et des rapports internationaux indiquent que la frappe a eu lieu lundi soir peu après la rupture du jeûne du Ramadan visant un établissement médical accueillant des milliers de patients.
L’attaque a provoqué d’importants dégâts avec l’effondrement de grandes parties du bâtiment et des incendies se propageant dans les services piégeant de nombreux patients à l’intérieur.
Les premières estimations font état d’au moins 408 morts et 265 blessés dont la majorité sont des patients et du personnel médical dans l’un des incidents les plus meurtriers à Kaboul ces dernières années.
Les équipes de secours poursuivent leurs recherches de survivants au milieu des décombres.
Les autorités pakistanaises ont reconnu avoir mené des opérations aériennes qu’elles qualifient de frappes de précision visant des infrastructures militantes affirmant que ces actions répondaient à des attaques sur leur territoire.
Islamabad a nié avoir ciblé des installations civiles et rejeté les informations sur la frappe contre l’hôpital les qualifiant d’inexactes et trompeuses.
Les autorités afghanes ont condamné fermement l’attaque la qualifiant de crime contre l’humanité et affirmant que l’hôpital était une installation civile sans lien militaire.
Des acteurs internationaux ont exprimé leur vive inquiétude appelant toutes les parties à la retenue et à éviter de viser des civils et des infrastructures essentielles.
L’incident intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays faisant craindre une escalade plus large le long de leur frontière commune.
Les autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans plusieurs zones de Kaboul limitant les déplacements autour des sites sensibles et appelant les habitants à éviter les zones touchées.
Face à des versions contradictoires les circonstances exactes de la frappe restent en cours d’enquête mais l’ampleur des pertes humaines pourrait accroître la pression internationale dans les jours à venir.







