Le mouvement palestinien Hamas a appelé l’Iran à éviter de viser les États du Golfe par des attaques de drones et de missiles, un appel qui reflète des tensions croissantes au sein du réseau d’alliances régionales souvent désigné sous le nom d’axe de la résistance.
Dans un communiqué, le mouvement a exhorté Téhéran à ne pas cibler des pays arabes voisins tels qu’Oman, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.
Le Hamas a estimé que des frappes contre ces États pourraient nuire aux relations fraternelles dans la région et compliquer les efforts de médiation diplomatique et humanitaire menés par plusieurs gouvernements arabes.
Tout en appelant à la retenue envers les pays du Golfe, le mouvement a réaffirmé que l’Iran avait le droit de se défendre face aux attaques des États-Unis et d’Israël et pouvait répondre par tous les moyens disponibles conformément au droit international.
Les analystes considèrent que cette position reflète l’équilibre délicat que tente de maintenir le Hamas entre ses liens historiques avec l’Iran et sa dépendance à l’égard du soutien financier et politique de certains États du Golfe, notamment le Qatar.
La déclaration est également interprétée comme un signe de distanciation tactique entre le Hamas et Téhéran à mesure que la guerre régionale s’étend.
Les États du Golfe jouent un rôle essentiel dans les négociations humanitaires et les plans de reconstruction pour Gaza, et préserver ces relations est considéré comme crucial pour le financement futur et le soutien politique.
Des observateurs régionaux soulignent que le Qatar, l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe ont joué un rôle central dans la médiation des cessez-le-feu et l’acheminement de l’aide humanitaire.
Ces développements interviennent alors que la situation humanitaire dans les territoires palestiniens continue de se détériorer malgré le maintien officiel d’un cessez-le-feu.
Selon les autorités sanitaires palestiniennes, le conflit qui a suivi la guerre entre Israël et le Hamas a causé d’importantes pertes humaines dans la bande de Gaza, avec plus de soixante-douze mille morts et plus de cent soixante et onze mille blessés.
Bien que le cessez-le-feu soutenu par les États-Unis reste techniquement en vigueur, les responsables palestiniens affirment que des centaines de violations auraient été commises depuis l’annonce de l’accord.
Parallèlement, les États du Golfe ont promis un financement important pour soutenir la stabilisation et la reconstruction après la guerre.
Des responsables ont confirmé que le Qatar, l’Arabie saoudite et le Koweït ont chacun promis un milliard de dollars pour une initiative internationale visant à soutenir la reconstruction, l’aide humanitaire et les programmes de gouvernance à Gaza.
Le total des engagements financiers atteint environ quatre milliards deux cents millions de dollars.
Ces annonces interviennent dans un contexte de tensions militaires croissantes dans la région du Golfe.
Après les frappes américaines contre l’île iranienne de Kharg, les Gardiens de la révolution ont averti que les installations militaires américaines aux Émirats arabes unis pourraient devenir des cibles légitimes.
Cet avertissement fait suite à des informations selon lesquelles des débris de missiles interceptés seraient tombés à Dubaï, suscitant des inquiétudes quant à l’extension du conflit à des zones civiles et commerciales.
En Israël, la guerre continue également de susciter un débat interne.
Des sondages indiquent que la majorité de l’opinion publique soutient encore la campagne militaire contre l’Iran malgré les attaques de missiles visant le territoire israélien.
Toutefois, certains rapports indiquent que des voix critiques en Israël ont fait l’objet d’intimidations dans un contexte de forte tension sécuritaire.
Le département américain de la Défense a également confirmé la mort d’un militaire américain des suites de blessures subies lors d’une attaque contre une base aérienne américaine en Arabie saoudite.
Le conflit a par ailleurs relancé un débat juridique parmi les spécialistes du droit international.
Des déclarations attribuées à des responsables américains évoquant la possibilité d’une politique consistant à ne pas accepter la reddition de forces ennemies ont suscité des interrogations.
Selon les experts, une telle position pourrait constituer une violation du droit international humanitaire, les Conventions de Genève interdisant de refuser la reddition de combattants ennemis.







