Les médias d’État iraniens ont confirmé la nomination de Mojtaba Khamenei comme troisième Guide suprême de la République islamique à l’issue d’une session extraordinaire de l’Assemblée des experts à Téhéran.
L’organe religieux chargé de choisir la plus haute autorité du pays aurait sélectionné le religieux de 56 ans lors d’un vote décrit par les responsables comme décisif et unanime de ses 88 membres.
L’annonce a été rendue publique peu après minuit par un communiqué officiel de l’Assemblée.
La nomination intervient après la mort de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, dans un contexte de conflit régional en forte escalade et de pressions militaires accrues.
Dans son communiqué, l’Assemblée a attribué à Mojtaba Khamenei le titre d’ayatollah, marquant une élévation par rapport à son rang religieux précédemment reconnu.
Les responsables ont indiqué que cette désignation visait à confirmer ses qualifications religieuses pour exercer la plus haute autorité politique et spirituelle du pays.
L’Assemblée a précisé que la sélection avait été réalisée dans des conditions exceptionnelles liées à la guerre, en s’appuyant sur des dispositions constitutionnelles destinées à garantir la continuité du pouvoir en période de crise nationale.
Le communiqué a appelé les citoyens, les membres des forces armées et les institutions religieuses à prêter allégeance au nouveau Guide suprême.
Plusieurs figures politiques influentes ont rapidement exprimé leur soutien à la nomination.
Des responsables de premier plan ont décrit la décision comme un devoir national et religieux dans un contexte de conflit.
Les dirigeants militaires liés au Corps des gardiens de la révolution ont également prêté allégeance au nouveau dirigeant, affirmant que les forces armées restent engagées dans la défense du pays et la poursuite des opérations militaires.
Les réactions internationales ont été rapides et profondément divisées.
Des responsables à Washington ont critiqué la nomination, tandis que des autorités israéliennes ont renouvelé leurs avertissements selon lesquels des membres de la direction iranienne pourraient devenir des cibles dans le cadre du conflit en cours.
Parallèlement, des groupes et mouvements politiques alliés à Téhéran ont diffusé des messages de félicitations au nouveau dirigeant.
La transition intervient dans un contexte difficile à l’intérieur de la capitale iranienne.
Des rapports locaux ont évoqué une épaisse fumée et des perturbations environnementales après des incendies ayant touché plusieurs installations énergétiques dans la région métropolitaine à la suite de frappes récentes.
Malgré ces conditions, la télévision d’État a diffusé des images de partisans célébrant l’annonce dans plusieurs quartiers.
Des responsables militaires ont également affirmé que le pays dispose encore d’importantes réserves de missiles et qu’il est capable de soutenir des opérations militaires prolongées.
Cette nomination constitue un moment historique dans le système politique iranien.
Pour la première fois depuis la création de la République islamique, la fonction de Guide suprême est transmise directement de père en fils.
Selon des analystes, cette décision vise à afficher une continuité politique et une cohésion interne face aux pressions extérieures.
Alors que le conflit régional se poursuit, les observateurs estiment que les orientations du nouveau Guide suprême pourraient influencer la trajectoire politique et militaire de l’Iran dans les mois à venir.







