L’intensification des frappes ciblées et une crise administrative croissante menacent de démanteler une grande partie de l’infrastructure humanitaire fragile de Gaza, selon des responsables des Nations unies et des ONG.
Des frappes de drones ont tué au moins six policiers dans le centre et le sud de Gaza. Les autorités locales dénoncent des violations du cessez-le-feu conclu en octobre 2025, que l’ONU qualifie d’« extrêmement fragile ».
Une échéance fixée au 1er mars pourrait contraindre 37 ONG internationales à suspendre leurs activités si elles ne fournissent pas des données personnelles détaillées concernant leur personnel palestinien. Dix-sept organisations ont saisi la Cour suprême israélienne, estimant que ces exigences violent les normes internationales de protection des données et exposent leurs employés à des risques sécuritaires.
Les coordinateurs humanitaires estiment qu’une application stricte de la mesure pourrait entraîner la fermeture immédiate de 60 % des hôpitaux de campagne et de 75 % des services d’hébergement.
Alors que le Conseil de sécurité supervise la deuxième phase du cessez-le-feu via une structure dirigée par les États-Unis, les hostilités persistantes et les restrictions d’accès à l’aide continuent de fragiliser l’accord.
Le nombre total de morts palestiniens depuis le 7 octobre 2023 dépasse désormais 72 000. Les prochains jours, marqués par la décision de la Cour suprême et l’évolution du dispositif international de stabilisation, seront déterminants pour l’avenir de la trêve et de l’accès humanitaire.







