Une série d’attaques coordonnées menées par des groupes militants a frappé lundi la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays, faisant des morts parmi les forces de sécurité et les civils, ont indiqué les autorités.
Attentat-suicide à Bajaur
L’attaque la plus meurtrière a eu lieu dans le district de Bajaur, où un kamikaze a lancé un véhicule piégé contre le mur d’un poste de contrôle conjoint du Frontier Corps et de la police locale.
Selon l’Inter-Services Public Relations (ISPR), organe de communication de l’armée, l’explosion a provoqué l’effondrement de la structure et endommagé des habitations voisines. Onze membres des forces de sécurité et une fillette ont été tués, tandis que sept autres personnes, dont des femmes et des enfants, ont été blessées.
Les forces de sécurité ont mené une opération de riposte, tuant 12 militants lors d’un échange de tirs. Le groupe interdit Tehreek-i-Taliban Pakistan (TTP) a revendiqué l’attaque.
Explosion d’une moto piégée à Bannu
Dans le district de Bannu, une moto chargée d’explosifs a explosé près du portail principal du poste de police de Miryan. Au moins deux personnes, dont un enfant, ont été tuées et entre 12 et 17 autres blessées.
Opération à Shangla
Dans le district de Shangla, les forces de sécurité ont conduit une opération fondée sur des renseignements visant des militants soupçonnés d’être liés à des attaques antérieures contre des ressortissants chinois. Trois policiers et trois militants ont été tués lors des affrontements.
Contexte sécuritaire
Ces attaques interviennent dans un contexte de recrudescence de la violence militante début 2026.
Le 6 février, un attentat-suicide dans une mosquée à Islamabad a fait au moins 32 morts et 92 blessés. L’attaque a été revendiquée par l’État islamique Province du Khorasan (ISIL-K).
Dans la province du Baloutchistan, les forces de sécurité ont récemment achevé l’opération Radd-ul-Fitna-1 après des attaques coordonnées de l’Armée de libération du Baloutchistan (BLA), annonçant la mort de 216 militants.
Réaction gouvernementale
Le président Asif Ali Zardari et le Premier ministre Shehbaz Sharif ont condamné ces attaques, les qualifiant de tentatives de déstabilisation.
Le gouvernement a réaffirmé son engagement envers la campagne nationale « Azm-e-Istehkam » destinée à restaurer la sécurité.







