La situation humanitaire à l’hôpital des martyrs d’Al-Aqsa, à Deir al-Balah, a atteint un seuil critique. Les équipes médicales peinent à maintenir les services vitaux en raison d’une crise énergétique aggravée et de pénuries aiguës, selon l’OCHA, l’OMS et le ministère de la Santé à Gaza.
Au 14 février 2026, les deux principaux générateurs seraient hors service, faute de carburant et de pièces de rechange. Les médecins s’appuient sur deux générateurs de secours jugés instables et insuffisants.
L’électricité pourrait être rationnée dans les services non critiques afin de préserver les soins intensifs, les couveuses néonatales et les unités de dialyse. Les agences humanitaires évoquent un risque imminent d’effondrement systémique.
Malgré le cessez-le-feu d’octobre 2025, des restrictions d’accès persistent. Les limitations liées aux biens à double usage retardent l’entrée d’équipements essentiels.
Les chiffres consolidés indiquent :
- Plus de 71 800 morts depuis le 7 octobre 2023 ;
- Environ 1 700 soignants tués ;
- 18 hôpitaux sur 36 partiellement fonctionnels ;
- 18 500 patients nécessitant une évacuation médicale urgente ;
- 51 % des médicaments essentiels en rupture totale.
L’OMS avertit qu’une panne totale d’électricité aurait des conséquences immédiates et mortelles, notamment pour les patients dialysés et les nouveau-nés.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à un accès humanitaire rapide et sans entrave afin d’éviter l’effondrement des infrastructures médicales restantes.







