La province pakistanaise du Baloutchistan, dans le sud-ouest du pays, a été frappée par l’une des offensives insurgées les plus vastes et les plus coordonnées de ces dernières années, selon des déclarations officielles du gouvernement et des rapports d’agences de presse fiables.
Des responsables de la sécurité ont indiqué qu’au moins 10 membres des forces de police et paramilitaires pakistanaises avaient été tués lors des attaques, tandis que 37 insurgés ont été abattus lors des opérations de riposte. Aucun bilan officiel concernant des victimes civiles n’a été confirmé, bien que l’état d’urgence ait été décrété dans les hôpitaux de la province à titre de précaution.
Vague d’attaques coordonnées
Les autorités ont précisé que les violences ont débuté vers 3h00 du matin, heure locale, avec des attaques quasi simultanées visant au moins 12 sites à travers la province.
Les zones touchées comprenaient Quetta, Gwadar, Pasni, Mastung, Nushki, Dalbandin et Kharan. Les forces de sécurité et des infrastructures critiques ont été ciblées dans ce qui semble être une tentative de saturation des capacités de réponse provinciales.
Perturbations des infrastructures et de la sécurité
Plusieurs sections de voies ferrées ont été détruites, poussant Pakistan Railways à suspendre l’ensemble des liaisons ferroviaires entre le Baloutchistan et le reste du pays.
Dans le district de Mastung, des assaillants ont pris d’assaut une prison de haute sécurité et libéré plus de 30 détenus, selon les autorités provinciales. Les services de téléphonie mobile et d’internet ont été temporairement interrompus dans plusieurs districts dans le cadre de mesures de sécurité destinées à empêcher toute coordination supplémentaire des groupes armés.
Revendication
L’Armée de libération du Baloutchistan (BLA), par l’intermédiaire de sa brigade d’élite Majeed, a revendiqué les attaques. Dans un communiqué, le groupe a indiqué qu’il s’agissait de la deuxième phase de ce qu’il appelle « l’opération Herof ».
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, a salué la réaction des forces de sécurité, affirmant que de nombreuses attaques planifiées avaient été déjouées. Il a qualifié les groupes armés impliqués de « Fitna al-Hindustan », un terme employé par le gouvernement pour suggérer un soutien étranger à l’insurrection.
Contexte sécuritaire élargi
Ces attaques sont survenues au lendemain d’une annonce de l’aile médiatique de l’armée, l’Inter-Services Public Relations (ISPR), indiquant que 41 militants avaient été tués lors d’opérations de renseignement menées le 30 janvier dans les districts de Harnai et de Panjgur.
Les opérations de sécurité se poursuivent à travers le Baloutchistan, les autorités avertissant que d’autres mesures antiterroristes pourraient être annoncées dans les prochains jours.







