L’armée nigériane a enregistré d’importants succès opérationnels dans le nord-ouest du pays à la suite de raids coordonnés visant le groupe extrémiste Lakurawa et des réseaux de banditisme armé, permettant la libération de dizaines d’otages et la mort de combattants présumés, ont indiqué les autorités militaires mercredi.
Dans un communiqué, le lieutenant-colonel Olaniyi Osoba, directeur par intérim des relations publiques de la 8e division de l’armée, a précisé que les opérations avaient été menées sous l’égide de la force opérationnelle conjointe du Nord-Ouest, également connue sous le nom d’« Operation Western Front », dans le cadre d’une campagne plus large baptisée « Operation Western Vengeance ».
Raid contre une cache de Lakurawa à la frontière Kebbi–Sokoto
Selon le communiqué, les troupes, agissant sur la base de renseignements jugés crédibles, ont lancé une attaque ciblée contre un repaire du groupe Lakurawa situé entre la zone administrative d’Augie dans l’État de Kebbi et celle de Binji dans l’État de Sokoto, près de la frontière nigériane avec le Niger.
Les autorités indiquent que le groupe Lakurawa, récemment désigné organisation terroriste, tente d’établir une emprise territoriale dans des communautés frontalières reculées.
Au cours de l’opération, deux combattants de Lakurawa ont été tués et deux motos utilisées pour la mobilité ont été saisies. L’armée a précisé que les assaillants portaient des tenues de style « royal », ce qui, selon elle, visait à projeter une image d’autorité et de contrôle sur les populations locales.
Libération d’otages dans un camp forestier de Zamfara
Lors d’une opération distincte mais simultanée, les troupes ont pris d’assaut un camp de bandits dans la forêt de Munhaye, dans l’État de Zamfara, considéré comme lié au chef de bande Kachalla Alti.
Cette intervention a permis la libération de 62 otages détenus par des bandits armés, a indiqué l’armée. Les personnes libérées font l’objet d’examens médicaux et sont placées sous protection, tandis que des opérations d’identification sont en cours en vue de leur réunification avec leurs familles.
Opérations fondées sur le renseignement et menace croissante de Lakurawa
L’armée a attribué le succès des opérations au partage de renseignements et à la coopération avec des groupes d’autodéfense locaux et la Force civile conjointe, dont la connaissance du terrain a permis de localiser des camps dissimulés.
Des responsables de la sécurité ont identifié Lakurawa comme une menace extrémiste émergente dans le nord-ouest du Nigeria, accusant le groupe d’imposer des taxes illégales et des règles parallèles dans les zones rurales. Le gouvernement nigérian a classé Lakurawa comme organisation terroriste fin 2024, face aux craintes d’une convergence avec des réseaux de banditisme existants.
L’armée a indiqué que les opérations se poursuivraient jusqu’au démantèlement complet des groupes extrémistes et des bandes armées opérant dans la région.







