NAIROBI, 15 janvier 2026 — Le Kenya et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire dit « Early Harvest », accordant un accès en franchise de droits à 98,2 % des exportations kényanes vers le marché chinois, une mesure destinée à réduire un déséquilibre commercial de longue date et à ouvrir la voie à un accord bilatéral complet.
Le Ministère kényan de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie a indiqué que cet accord intérimaire constitue une avancée majeure dans les efforts de Nairobi pour accroître ses exportations vers l’Asie et renforcer sa position dans les négociations commerciales internationales.
Selon le ministère, l’objectif principal est de réduire le déficit commercial du Kenya avec la Chine. En 2024, les exportations kényanes vers la Chine ont atteint environ 196,55 millions de dollars, tandis que les importations chinoises sont restées nettement plus élevées, maintenant un déséquilibre persistant.
Accent sur l’agriculture
La phase Early Harvest privilégie les exportations agricoles kényanes, notamment l’avocat, le thé, le café et la noix de macadamia, des secteurs considérés comme offrant un fort potentiel de croissance sur le marché de consommation chinois. Les autorités estiment que cette priorité apportera des bénéfices immédiats aux agriculteurs et aux exportateurs agroalimentaires, tout en préparant une expansion industrielle ultérieure.
Négociations techniques finalisées
Le secrétaire principal aux Affaires étrangères Korir Sing’Oei a indiqué que les négociations techniques sur le cadre intérimaire ont été conclues le 19 décembre 2025. Il a précisé que les deux parties ont échangé des calendriers tarifaires et convenu de règles d’origine, étapes essentielles pour mettre en œuvre l’accord et prévenir le contournement commercial.
« Cet arrangement Early Harvest démontre des progrès concrets dans la coopération commerciale Kenya–Chine et témoigne de notre engagement commun à parvenir à un accord bilatéral complet », a déclaré Sing’Oei.
Contexte stratégique
Des analystes estiment que l’accord intervient à un moment sensible pour le Kenya, qui cherche à approfondir ses liens économiques avec des partenaires orientaux, dont la Chine, tout en préservant des relations solides avec les marchés et institutions occidentaux. L’accord s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier les destinations d’exportation et à améliorer les conditions commerciales.
S’il est pleinement mis en œuvre, l’accord pourrait stimuler les exportations kényanes, attirer des investissements dans les secteurs tournés vers l’exportation et renforcer les entrées de devises. Les négociations en vue d’un accord bilatéral complet devraient se poursuivre dans les prochains mois.







