La Cour internationale de Justice a ouvert lundi les audiences publiques dans l’affaire Gambie c. Myanmar, un dossier inédit mettant à l’épreuve l’application universelle de la Convention sur le génocide.
Les audiences, prévues jusqu’au 29 janvier, portent sur le fond de l’affaire et examinent les accusations selon lesquelles l’armée birmane aurait commis un génocide contre la minorité Rohingyas lors des opérations de 2016 et 2017.
La Gambie, qui n’a aucun lien direct avec le conflit, affirme que les opérations menées dans l’État de Rakhine visaient à détruire les Rohingyas en tant que groupe ethnique et religieux.
Le dossier s’appuie sur des enquêtes de l’ONU faisant état de massacres, de violences sexuelles massives et de destructions de villages. La Cour a autorisé, fait rare, des témoignages à huis clos de survivants rohingyas.
Onze États, dont le Canada, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas, sont intervenus en soutien à la Gambie.
Le Myanmar rejette les accusations de génocide.







