Au moins neuf soldats nigérians ont été tués après l’explosion de plusieurs engins explosifs improvisés (IED) sur l’axe Maiduguri–Gubio, dans l’État de Borno, illustrant l’intensification et la sophistication croissantes des tactiques insurgées dans le nord-est du Nigeria.
L’attaque s’est produite dimanche soir près de Gubio, lorsqu’un convoi militaire se dirigeant vers Damasak a été frappé par des charges dissimulées le long de la route. Huit soldats sont morts sur le coup, tandis qu’un neuvième a succombé à ses blessures lundi matin, selon des sources militaires.
Les militaires appartenaient au 145e bataillon basé à Damasak, relevant de la 5e brigade de Maiduguri. Le convoi avait quitté Maiduguri plus tôt dans le week-end et repris sa progression dimanche après une halte nocturne dans un camp avancé.
Des responsables sécuritaires indiquent qu’il ne s’agissait pas d’une embuscade classique, mais d’une opération soigneusement planifiée reposant sur des explosifs à forte puissance, une méthode de plus en plus privilégiée par les groupes armés opérant dans la région.
Une menace en expansion
Les attaques par IED se multiplient à Borno et dans les États voisins, visant aussi bien les forces armées que les civils. Des analyses récentes soulignent l’usage croissant de matériaux non métalliques afin de contourner les dispositifs de détection militaire.
Le corridor Maiduguri–Gubio–Damasak demeure l’un des plus dangereux de la région, quelques jours seulement après un attentat similaire ayant fait plusieurs morts sur la route de Maiduguri à Damboa.







