Le candidat à la présidentielle et chef de l’opposition en République centrafricaine, Anicet-Georges Dologuélé, a dénoncé une « fraude massive » ayant entaché les élections générales organisées le 28 décembre dernier, accusant le gouvernement et l’Autorité nationale des élections d’en être responsables.
Lors d’une conférence de presse tenue à Bangui, Dologuélé a déclaré que ses accusations reposaient sur des informations recueillies par les représentants de son parti déployés dans les bureaux de vote.
Il a accusé les autorités d’avoir mis en place des « mécanismes systématiques » de fraude, évoquant l’implication de gouverneurs et de leurs adjoints dans le processus, et a revendiqué sa victoire sur la base des données de sa campagne et de rapports d’observateurs.
De son côté, le parti au pouvoir, le Mouvement des Cœurs Unis, a qualifié les déclarations du chef de l’opposition de « tentative désespérée de se dérober à ses responsabilités » et d’aveu implicite de défaite.
Son porte-parole, Evariste Ngamana, a affirmé que la proclamation des résultats obéit à des procédures constitutionnelles et légales claires, se disant surpris par cette démarche alors que les autres candidats ont observé le calme en attendant les résultats officiels.







