Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a annoncé que Égypte était disposée à discuter d’éventuelles modifications de l’accord-cadre sur les eaux du Nil, à condition du respect strict des principes du droit international, notamment ceux de la notification préalable et de la non-causation de préjudice.
Il a souligné que la sécurité hydrique de l’Égypte constitue une « ligne rouge » et une question existentielle qui ne saurait être compromise.
Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence de presse conjointe au Le Caire avec le ministre des Affaires étrangères du Soudan du Sud, au cours de laquelle plusieurs dossiers régionaux ont été abordés.
Le chef de la diplomatie égyptienne a également indiqué que son pays participe activement aux consultations en cours dans le cadre du format « 3+4 », regroupant des États ayant signé et ratifié l’accord et d’autres ne l’ayant pas fait. Selon lui, ces discussions ont permis de dégager un consensus sur la nécessité de poursuivre le dialogue et sur la possibilité d’ajouter des protocoles prenant en compte les intérêts de l’ensemble des pays du bassin.
M. Abdelatty a rappelé que la dépendance quasi totale de l’Égypte aux eaux du Nil rend toute tentative de porter atteinte à sa part totalement inacceptable, réaffirmant le rejet catégorique du Caire de toute mesure unilatérale.







