La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin a ordonné l’incarcération de l’ancien ministre de la Défense Candide Azannaï, également président du parti d’opposition Restaurer l’Espoir.
Azannaï est poursuivi pour « complot contre l’autorité de l’État » et « incitation à la rébellion », dans le cadre de l’enquête en cours sur la tentative de coup d’État annoncée à la télévision nationale le 7 décembre, avant d’être rapidement déjouée par les forces gouvernementales avec l’appui du Nigéria et de la France.
Interpellé ces derniers jours au siège de son parti à Cotonou, l’ancien ministre a été présenté à la CRIET, qui a décidé de son placement en détention provisoire.
Parallèlement, les autorités béninoises ont annoncé l’arrestation de cinq autres militaires pour « non-dénonciation de crimes », tandis que des dizaines de personnes ont été interpellées pour des chefs d’accusation allant de la trahison à l’atteinte à la sûreté de l’État.
La juridiction a également émis un mandat d’arrêt international contre l’activiste Kemi Seba, soupçonné d’avoir soutenu la tentative de putsch.







