Un tribunal militaire de la République démocratique du Congo a entamé le procès de 124 membres de l’armée et de la police, poursuivis pour « désertion et insubordination en situation de combat ».
Les accusations sont liées à la prise de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu à l’est du pays, par la coalition rebelle Alliance des forces pour le changement / Mouvement du 23 mars (M23).
Le parquet militaire reproche aux prévenus — 66 soldats et 55 policiers — d’avoir abandonné leurs positions lors de l’attaque et de s’être repliés sans ordre vers la ville de Kalemie, située à plus de 360 kilomètres.
Selon l’accusation, ce procès vise à adresser un « message disciplinaire et dissuasif », afin de réaffirmer l’importance de la discipline au sein des forces de sécurité.
Les avocats de la défense ont rejeté les charges, les qualifiant de « fictives », affirmant que le repli constituait une « manœuvre tactique de survie » destinée à éviter des pertes plus lourdes face à un adversaire militairement supérieur.
La procédure se poursuivra lors d’une nouvelle audience consacrée au fond du dossier, prévue le lundi 22 décembre, dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la RDC.







