Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé le Conseil de sécurité à agir de toute urgence pour faire face à la crise sécuritaire et humanitaire multidimensionnelle qui secoue la région du Sahel, avertissant que ses répercussions sont devenues « une menace mondiale croissante ».
Lors d’une séance du Conseil, Guterres a insisté sur la nécessité de travailler sur trois axes principaux :
1. renforcer la coopération sécuritaire et politique entre les États de la région, surtout après les récents changements politiques ;
2. garantir un financement solide pour la réponse humanitaire, les appels internationaux souffrant d’un déficit critique ;
3. s’attaquer aux causes profondes du terrorisme, notamment l’effondrement du contrat social et l’absence d’éducation et d’emplois pour les jeunes — ce qui nécessite une stratégie de développement à long terme.
Il a dévoilé les conséquences dramatiques de la situation, faisant état de près de quatre millions de déplacés, et de la fermeture de plus de 14 000 écoles et 900 structures de santé, privant des millions de personnes de services essentiels.







