Amnesty International a condamné la décision du Burkina Faso, du Mali et du Niger de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), qualifiant cette démarche de « recul préoccupant » dans la lutte contre l’impunité des crimes internationaux.
Marcio Simoes Sivepied, directeur régional de l’organisation pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a déclaré que cette décision représentait « une insulte aux victimes et aux survivants » des crimes graves, ajoutant qu’elle crée de nouveaux obstacles à la justice.
Il a précisé que ce retrait n’interrompra pas les enquêtes déjà en cours au Mali, mais qu’il privera les victimes de crimes futurs dans ces pays de leur « filet de sécurité » en matière de justice internationale, dans le cas où leurs systèmes judiciaires nationaux échoueraient.
Amnesty International a renouvelé son appel aux États parties à la CPI pour qu’ils fassent pression sur les gouvernements de ces trois pays afin qu’ils revoient leur décision.
Les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont justifié leur retrait en affirmant que la CPI est devenue « un instrument de répression coloniale ».







