L’Égypte a officiellement saisi le Conseil de sécurité de l’ONU mardi, pour protester contre l’annonce par l’Éthiopie de la mise en service du Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil Bleu, une décision qualifiée par Le Caire de « nouvelle violation du droit international ».
Dans un communiqué ferme, le ministère égyptien des Affaires étrangères a dénoncé une démarche « unilatérale » contraire à la Charte des Nations unies et menaçant la stabilité régionale.
Le texte précise qu’une lettre urgente a été transmise au président du Conseil de sécurité, appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à une crise qui touche ce que l’Égypte décrit comme des « intérêts vitaux et existentiels » pour son peuple.
Cette réaction intervient après la cérémonie éthiopienne marquant l’achèvement et la mise en service du barrage, malgré l’absence d’accord tripartite avec l’Égypte et le Soudan sur les modalités de remplissage et d’exploitation, malgré plus d’une décennie de négociations infructueuses.
Le dossier du barrage demeure l’un des plus explosifs de la région, l’Égypte exprimant régulièrement sa crainte de voir son quota historique des eaux du Nil compromis, ressource dont elle dépend presque entièrement pour l’eau potable et l’agriculture.







