Le Conseil de sécurité de l’ONU a vivement critiqué, mercredi, la politique de privation de nourriture imposée par Israël à la population de Gaza, après la déclaration officielle des Nations unies confirmant la propagation de la famine dans l’enclave palestinienne assiégée.
La secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Joyce Msuya, a révélé que « plus d’un demi-million de personnes à Gaza vivent actuellement dans des conditions de famine totale », ajoutant que cette crise « n’est pas le fruit d’une catastrophe naturelle, mais bien le résultat de 22 mois d’entraves délibérées à l’acheminement de l’aide humanitaire ».
Elle a averti que 132 000 enfants palestiniens souffrent de malnutrition aiguë, avec un risque de mortalité multiplié par trois chez les plus jeunes.
De son côté, Inger Ashing, directrice générale de l’ONG Save the Children, a qualifié la famine de « catastrophe fabriquée de toutes pièces et instrument de guerre délibéré », soulignant qu’Israël pourrait y mettre fin immédiatement en autorisant l’entrée des aides.
Le coordinateur adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, a indiqué qu’« il n’existe aucune perspective de fin de guerre à Gaza », prévenant que toute nouvelle opération militaire dans la ville de Gaza entraînerait le déplacement de centaines de milliers de civils.
Il convient de rappeler qu’Israël maintient la fermeture de tous les points de passage vers Gaza depuis mars dernier, bloquant l’entrée de nourriture et d’assistance, tout en poursuivant ses bombardements quotidiens qui ont fait, depuis octobre 2023, 62 895 morts et 158 927 blessés.







