Le gouvernement de Guinée-Bissau a annoncé une décision surprise visant à suspendre les activités de l’agence de presse portugaise Lusa, ainsi que de la radio et de la télévision publiques portugaises sur son territoire. Les représentants de ces médias ont reçu l’ordre de quitter le pays avant le 19 août.
Aucune explication officielle n’a été donnée par les autorités bissau-guinéennes. Dans un communiqué conjoint, les médias portugais concernés ont dénoncé une mesure « discriminatoire et sélective, constituant une atteinte flagrante à la liberté d’expression », l’associant à une volonté d’« étouffer les journalistes ».
En réaction, le ministère portugais des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de Guinée-Bissau à Lisbonne pour obtenir des clarifications, tandis que le président Umaro Sissoco Embaló a reporté une visite prévue au Portugal lundi prochain.
Cette escalade intervient dans un contexte électoral tendu, à trois mois de l’élection présidentielle fixée au 23 novembre, où le président Embaló brigue un second mandat, malgré les critiques d’organisations de défense des droits humains qui accusent son gouvernement d’« autoritarisme et de répression ».







