Les autorités sud-africaines ont averti que les nouveaux droits de douane de 30 % imposés par les États-Unis sur la plupart des importations sud-africaines, qui entreront en vigueur le 8 août, menacent environ 30 000 emplois dans le pays.
Ces tarifs représentent le troisième niveau le plus élevé imposé à un partenaire commercial américain après la Chine et l’Union européenne, accentuant l’incertitude autour de l’avenir des industries exportatrices sud-africaines.
Simphiwé Hamilton, directeur général du département du commerce et de l’industrie d’Afrique du Sud, a précisé que ces estimations sont basées sur des consultations avec les secteurs touchés, notamment l’automobile et l’agriculture.
Cette situation survient alors que l’économie sud-africaine fait face à un taux de chômage élevé de 32,9 %, avec un chômage des jeunes atteignant 46,1 %.
Le président Cyril Ramaphosa a affirmé que son pays cherche à s’adapter à ces mesures tout en maintenant le dialogue avec Washington afin d’assurer l’accès des produits sud-africains au marché américain.
Il a également souligné les efforts du gouvernement pour diversifier les marchés et renforcer le commerce intra-africain afin d’atténuer l’impact négatif de ces droits de douane.
Il convient de noter que l’Afrique du Sud a proposé aux États-Unis d’acheter du gaz naturel liquéfié et d’ouvrir des opportunités d’investissement dans le secteur minier pour éviter ces droits, mais les négociations n’ont pas encore abouti à un accord.







