L’administration de l’ancien président américain Donald Trump a annoncé l’expulsion de cinq migrants en situation irrégulière originaires du Viêt Nam, du Laos, du Yémen, de Cuba et de la Jamaïque vers le Royaume d’Eswatini, petit État enclavé en Afrique australe.
Selon un communiqué publié sur la plateforme X par le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, cette décision intervient après le refus de leurs pays d’origine de les réadmettre.
Les autorités américaines ont qualifié les expulsés de « criminels étrangers en situation illégale » et ont rendu publiques leurs identités et leurs photos.
Cette opération survient quelques jours après le renvoi de huit autres migrants vers le Soudan du Sud, suite à une décision favorable de la Cour suprême mettant fin à un litige judiciaire prolongé.
L’Eswatini, dirigé depuis 1986 par le roi Mswati III, est la dernière monarchie absolue d’Afrique et fait régulièrement l’objet de critiques pour ses violations des droits humains et le train de vie fastueux de la famille royale.
Ces expulsions s’inscrivent dans le cadre de la politique migratoire stricte de Donald Trump, qui décrit l’immigration irrégulière comme une « invasion » perpétrée par des « criminels étrangers ».
Cependant, plusieurs plans de renvoi collectif ont été freinés par la justice américaine, certaines cours contestant la légalité des mesures au nom des droits fondamentaux des personnes concernées.







