La présidence camerounaise a annoncé, par décret, la tenue de l’élection présidentielle le 12 octobre 2025, sans toutefois préciser si le président sortant Paul Biya, 92 ans, briguera un nouveau mandat — laissant planer l’incertitude sur l’avenir politique du pays.
Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya est l’un des dirigeants les plus anciens du continent africain. Il avait remporté la présidentielle de 2018 avec plus de 72 % des voix, un scrutin contesté par l’opposition qui avait dénoncé des irrégularités majeures.
En 2008, une révision constitutionnelle avait supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels, permettant à Biya de se maintenir au pouvoir indéfiniment.
Alors que plusieurs partis ont déjà désigné leurs candidats, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir, avait précédemment désigné Paul Biya comme son « candidat naturel ». Son silence actuel suscite cependant des interrogations, alimentées par des rumeurs persistantes sur sa santé déclinante et des appels de l’opposition à une alternance.
Le paysage politique camerounais est marqué par de fortes tensions internes. Plusieurs ministres, actuels ou anciens, ont annoncé leur intention de se présenter, révélant des divisions croissantes au sein de l’élite au pouvoir.
Sur le plan national, le Cameroun reste confronté à de graves défis sécuritaires et économiques, notamment dans les régions anglophones où les tensions séparatistes et les mouvements de contestation contre le gouvernement persistent.
La campagne électorale débutera officiellement le 27 septembre et s’achèvera le 11 octobre. La liste finale des candidats sera publiée au plus tard le 11 août.







