Dans un geste diplomatique inattendu, l’ancien président américain Donald Trump a annoncé depuis l’Arabie saoudite la levée de toutes les sanctions américaines imposées à la Syrie. L’annonce a été faite mercredi à l’issue d’une rencontre avec le président intérimaire syrien Ahmad Al-Charaa à Riyad, en ouverture d’une tournée au Moyen-Orient qui inclut également le Qatar et d’autres pays de la région.
Trump a exhorté son homologue syrien à rejoindre les Accords d’Abraham et à entamer un processus de normalisation avec Israël, estimant qu’une telle décision “renforcerait la stabilité régionale et ouvrirait la voie à une nouvelle ère de coopération”.
De son côté, le président Al-Charaa, qui a pris le pouvoir après la chute du régime de Bachar al-Assad fin 2024, a déclaré son ouverture au dialogue, tout en soulignant la nécessité de préserver la souveraineté nationale et l’unité de la Syrie.
C’est la première rencontre directe entre un président américain et un dirigeant syrien depuis plus de deux décennies. Elle a été qualifiée de “percée diplomatique sans précédent”, surtout après l’annonce soudaine de la levée des sanctions imposées depuis 2011.
Une dynamique économique parallèle
La tournée a également conduit Trump à Doha, où a été annoncée une méga-transaction entre Qatar Airways et Boeing, portant sur plus de 200 milliards de dollars, marquant l’un des plus grands accords commerciaux américano-golfe depuis des décennies.
Un nouveau visage pour le Moyen-Orient ?
Pour de nombreux analystes, cette tournée marque une tentative de redéfinition des équilibres géopolitiques régionaux, visant à intégrer la Syrie dans la nouvelle architecture des alliances post-Abraham. Certains y voient une volonté américaine de reprendre la main sur les dossiers syriens, face à l’influence croissante de la Russie et de l’Iran.
Si plusieurs capitales arabes saluent cette approche, d’autres expriment leur prudence, craignant qu’elle ne néglige les exigences de justice et de réconciliation en Syrie.







